lundi 16 août 2010

D4. TEMPO, AUTORICKSHAW et RICKSHAW (Palitana)


TEMPO, AUTORICKSHAW
et RICKSHAW
(Palitana)




QU'EST-CE QU'UN TEMPO ?


Les dieux du hasard (qui gouvernent jalousement la vie chaotique des voyageurs) m'aident à arriver à Palitana en tempo.
Cet autorickshaw agrandi gagne à être connu.

Les voyageurs en Inde connaissent les autorickshaws, triporteurs puants et cahotants. Leurs conducteurs ont une réputation peu flatteuse, souvent méritée...
On y entre sur le côté, près du conducteur ou sur la banquette arrière.
Une capote ferme complètement l'arrière du véhicule.

Rajoutez un accès à l'arrière, avec deux banquettes orientées dans le sens de la route, vous avez un tempo !
On y case autant de passagers que dans un mini-bus chez nous : une douzaine au moins.
Parfois, un tempo dégorge tant de passagers que vos yeux en sortent de leurs orbites...


Je découvre l'intérêt du tempo en 2003 en débarquant à Jhansi.
C'est le moyen idéal pour arriver à Orchha, située à 18 km.
Il remplace le bus, comme les jeeps dans l'Himalaya.
Leur coût, beaucoup moins onéreux que celui des autorickshaws, les rapproche également des bus, très bons marchés en Inde.



DES INCONVÉNIENTS DES AUTORICKSHAWS


D'autres facteurs plaident en faveur des tempos.
La mentalité de leurs conducteurs est plus agréable que celle des autorickshaw-wallahs...
Si je devais raconter mes expériences désagréables avec ces derniers, quelques pages n'y suffiraient pas...

Précisons que certains auto-wallahs confondent transport et racket.
A Junagadh, je veux aller à Girnar Taleti, départ de la marche pour la colline des temples jaïns.
Ces forbans s'entendent pour exiger 60 roupies d'une course qui n'en vaut que 30.
Résultat : je m'y rends en tempo, contre 15 roupies...

Les
autorickshaws sont très nombreux. C'est pratique quand on est pressé.
A partir de deux personnes, ils sont rentables pour les voyageurs.
Une famille indienne n'hésite pas à les utiliser car le coût de la course reste le même, pour une comme pour cinq personnes.
Mais ils polluent les villes, sont très bruyants et participent beaucoup aux stress des piétons, par leur comportement agressif.
On rêverait d'un conducteur courtois...


Bien des autorickshaws agissent comme des corsaires urbains.
Parfois, ils arborent fièrement un drapeau rouge, flottant au dessus de leur capote...
Cela m'amuse, cette fierté de cabotins, pour des caboteurs routiniers.
Ils refusent souvent une course par ignorance.
Ou parce qu'elle les éloigne de leur circuit habituel.
Ou pour d'autres raisons de marins d'eau douce...

C'est pourquoi, je conseille aux voyageurs de préférer bus ou tempos aux autorickshaws.
Dans la mesure du possible, car les tempos sont plus rares.



VUES NOUVELLES SUR LES RICKSHAWS


En 2003, j'hésite longtemps à utiliser un rickshaw.
C'est un vélo, prolongé par un châssis sur deux roues, avec banquette et capote.
Ce tricycle transporte deux personnes avec leurs gros sacs.

Voir un homme suer pour traîner un tel poids me répugnait.
Cela avait des relents d'esclavage, qui me hérissaient le poil.
Un moteur, c'est la civilisation, non ?

Je préférais systématiquement l'autorickshaw au rickshaw.

Après nombre de voyages en Inde, ma vision des choses a bien changé.
Quand je suis peu chargé, je choisis un rickshaw pour des courses urbaines.
Et j'ai de solides raisons a faire valoir !

1. Un rickshaw-wallah a aussi besoin de gagner sa vie.
2. Le rickshaw est écologique : silencieux, non polluant, économe en énergie ! Il est parfait pour circuler en centres ville.
3. Il est parfaitement adapté à la ville, où la vitesse est faible à cause des embouteillages.
4. Très efficace, il passe partout, là où ni un bus, ni une voiture ne peuvent aller...



Lionel Bonhouvrier.

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